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Le 09/11/2010 à 08:55:13
Les vacheries de Bribri @ par redac
La bouse du Vachelandman

La bouse du Vachelandman

(sur l’air du « blues du businessman » dans Starmania)

 

J’ai du succès dans mon labeur

J’ai du succès dans mes labours

Je change souvent de tracteur

J’ai ma ferme au fond d’une cour

D’où je vois la vie en vert

D’où j‘entends chanter le pivert.

 

J’passe la moitié d’ma vie pépère

Entre Nounouille et le camembert

Je voyage toujours en scooter

J’ai mon grenier plein d’courants d’air

Où sèchent mes pommes de terre

J’peux pas supporter les ornières.

 

Au moins es-tu heureux ?

J’suis pas heureux mais j’en ai l’air

J’ai perdu le plaisir du labour

Depuis que j’ai tué les vers de terre.

 

J’ai réussi et j’en suis fier

Au fond je n’ai qu’un seul regret

J’fais pas ce que j’aurai voulu faire

 

Qu'est ce que tu veux mon vieux
Dans la vie on fait ce qu'on peut, pas ce qu'on veut.

 

J’aurai voulu être un artiste

Pour pouvoir faire rien que du beau

Quand arrivent les touristes

Les accueillir dans un château

J’aurai voulu être un sculpteur

Pour pouvoir relooker mon puits

J’aurai voulu être décorateur

Pour les faire pâlir d’envie

Pour les faire pâlir d’envie

 

J’aurai voulu être barbouilleur

Pour tous les jours faire un tableau

Et pour grimper sur l’escabeau

Repeindre ma grange en couleur

Repeindre ma grange en couleur

J’aurai voulu être un plaquiste

Pour avoir ma ferme à refaire

Pour pouvoir être un grand styliste

Et vivre comme la reine d’Angleterre

Et vivre comme la reine d’Angleterre

 

J’aurai voulu être décoratrice

Mais je ne suis qu’agricultrice

Mais je ne suis qu’agricultrice

 

 

Brijounette

 

 



Le 26/10/2010 à 08:33:39
Les vacheries de Bribri @ par redac
Le tablier de Pelotdelaine

Nous sommes nombreux à envier le joli avatar de notre Pelot. Son ravissant petit tablier donne lieu à bien des supputations…Chacun y va de sa petite hypothèse : y dissimule-t-elle son fameux bazouka ? Une petite fiole de dépannage ? La clé de son coffre-fort ? Le mystère reste entier.

 

Donc, ne pouvant satisfaire votre curiosité ô combien légitime, je vous laisse découvrir ce charmant texte que j’ai trouvé sur le net et dont  l’auteur est apparemment inconnu.

 

Le principal usage du tablier de grand-mère était de protéger la robe en dessous.

Mais, en plus de cela,  il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau.

Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, les poussins à réanimer, et parfois les oeufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.

Quand les visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides.

Et quand le temps était frais, grand-mère s'en emmitouflait les bras. Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois.

C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine. Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux. En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.

Quand les visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

A l'heure de servir le repas, grand-mère allait sur le perron agiter son tablier et les hommes aux champs savaient aussitôt qu'ils devaient passer à table.

Grand-mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse ; de nos jours, sa petite fille la pose là pour la décongeler. (enfin pas toutes heureusement !)

Il faudra de bien longues années, avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.

En souvenir de nos grands-mères, envoyez cette histoire à ceux qui savent, et ceux qui pourront apprécier l'histoire du tablier de grand-mère

 

Ah ben moi, il me parle ce texte. De tendres souvenirs me sont revenus en mémoire. Je revois ma propre grand-mère piocher par poignées dans son tablier des grains de maïs pour les jeter à la volée à ses poules. Perchée dans un cerisier, je m’amusais à viser son tablier tendu pour recevoir ma cueillette. Ou alors, surprise ! Avec un sourire ravi, elle sortait de sa poche une belle sucette au caramel et je récupérais ce trésor sucré avec un sourire tout aussi radieux ! Oui, ce grand morceau de tissu était un coin de bonheur dans mon enfance.

 

Alors aujourd’hui, j’ai une pensée émue pour mes chères grands-mères et leurs merveilleux tabliers.

 

Gros bisous et gros câlins à toutes les grands-mères de France, de Navarre et de Vacheland.

 

Brijounette

 



Le 12/10/2010 à 07:19:40
Les vacheries de Bribri @ par redac
Baisse d'un ton !

Baisse d’un ton !

(sur l’air de « laisse béton » de Renaud)

 

J’étais tranquille j’étais peinard

Accoudé au tracteur

Le type est entré dans le hangar

M’a demandé si j’avais l’heure

Et y s’est approché de moi

Et y m’a regardé comme ça :

 

« t’as des bottes

Mon pote

Elles me bottent

J’parie qu’c’est du caoutchouc

Viens faire un tour dans la gadoue

J’vais t’apprendre un jeu rigolo

A grands coups de caisses de calendos

J’te fais tes bottes à la baston »

 

Moi j’lui dis « baisse d’un ton »

 

Y m’a filé une beigne

J’lui ai filé une torgnolle

Y m’a filé une châtaigne

J’lui ai filé mes groles

 

J’étais tranquille j’étais peinard

Accoudé à l’abreuvoir

Le type est entré dans le couloir

Pour savoir où s’trouvait la foire

Pis y m’a tapé sur l’épaule

Puis y m’a regardé d’un air drôle :

 

« T’as une peau d’mouton

Mecton,

L’est pas bidon

Moi j’me les gèle sur mon tracteur

Avec ça j’s’rai un vrai éleveur

Viens faire un tour dans la ruelle

j’te montrerai ma manivelle

j’te chourav’rai ta peau de mouton »

 

Moi j’lui dis « baisse d’un ton »

 

Y m’a filé une beigne

J’lui ai filé un marron

Y m’a filé une châtaigne

J’lui ai filé mon mouton

 

J’étais tranquille j’étais peinard

Je réparais ma vieille charrette

Le type a surgi dans le hâloir

Avec sa brouette super chouette

S’est arrêté près du réservoir

Et m’a regardé d’un air bête :

 

« T’as la même salopette

Que Brijounette

T’arrêtes ta frime

J’parie qu’c’est une vraie multi-poches

Elle est carrément très chouettoche

Viens faire  un tour derrière l’église

Histoire que je te dévalise

A grands coups de ceinturon »

 

Moi j’lui dis « baisse d’un ton »

 

Y m'a filé une beigne
J'lui ai filé une mandale
Y m'a filé une châtaigne
J'lui ai filé mon futal

 

La morale de cette pauvre rengaine

C’est qu’quand t’es tranquille et sereine

Faut pas trop traîner dans la plaine

A moins d’t’appeler Pelotdelaine

Quand à la fin d’une chanson

T’es aussi nu qu’un ver de terre

T’as plus qu’une seule solution

C’est de siffler un petit verre...

 

 

                                                          Gros bisous

                                                          Brijounette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Le 28/09/2010 à 08:45:30
Les vacheries de Bribri @ par redac
Je bougonne...

Coucou ! Et oui, c’est la rentrée… Houlala, j’en vois certains qui me font un coup de blues. Alors un seul remède : chantez-vite cet air rock and roll ! Gros bisous et gros câlins !

 

 

Je bougonne

 

(sur l’air de Satisfaction des Rolling Stones)

 

Chui qu’un péquenot et je bougonne

Chui qu’un péquenot et je bougonne

M’faut d’la paille, d’la paille, d’la paille, oh de la paille

Juste un péquenot, juste un péquenot

 

Quand je conduis mon char

Ça m’fait très mal au dos

Ah si j’avais de l’or, oui de l’or

Y aurait plus d’raison que je grogne

Mais plutôt qu’je chantonne

Chui qu’un péquenot, not not not

Hey hey hey, vive le jus de la treille

 

Chui qu’un péquenot et je bougonne

Chui qu’un péquenot et je bougonne

M’faut d’la paille, d’la paille, d’la paille, oh de la paille

Juste un péquenot, juste un péquenot

 

Quand j’touille mon fumier

Tout d’un coup, j’ai plus d’amis

Ils s’mettent tous à l’abri

Car il paraît qu’ça poque

Bien plus fort qu’le salami

Chui qu’un péquenot, not not not

Hey hey hey, vive le jus de la treille

 

Chui qu’un péquenot et je bougonne

Chui qu’un péquenot et je bougonne

M’faut d’la paille, d’la paille, d’la paille, oh de la paille

Juste un péquenot, juste un péquenot

 

 

Gros bisous et gros câlins !

Brijounette

 




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