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Le 07/09/2011 à 07:13:41
Journaliste en herbe @ par redac
La fromagerie de Dalamne

Bonjour à toutes et tous ! Et voilà, c’est la rentrée… J’espère que vous avez passé de bonnes vacances. Plus ou moins studieuses selon vos goûts, je suppose… Mais mon petit Dalamne, lui, a fait ses devoirs de vacances et m’a livré une jolie rédaction sur sa nouvelle fromagerie !

 

 

La Fromagerie ? Ca, c’est un bon sujet qui m’a inspiré…

- J’ouvre grand les portes de l’étable.

- Bonjour Tamise !!

- Hein ? Quoi ?

- Allez paresseuse, viens vite prendre ton ti’dèj au forum et voir la météo.

 

Aussitôt dit, aussitôt fait. Ensuite, petit tour d’exploitation : la grange, les silos, les champs, les petits veaux, la boîte aux lettres…

Et le troquet !

Comment ça le troquet ? Dis donc Tamise oublie ça, c’est pas encore l’heure de l’apéro (bien que ce soit déjà la canicule…)

 

Enfin bon, vous connaissez la routine, le train-train pour Tamise, chacun ses préférences… Seulement ce n’est pas fini, un petit tour au marché pour acheter du lait à l’officiel et, oh, non ! Il n’y en a plus au marché éleveur.  

- De toute façon, les coquelicots, ce n’est pas mon truc ! Mais pourquoi tu ne prends pas mon lait ?   

- T’es un peu tête en l’air, ma fille : primo, t’es une vache à viande, deuxio, tu les nourrirais avec quoi tes petits ? Et tertio, avec les normes actuelles, on ne serait plus en règle.

- Mais alors ce lait, c’est pourquoi faire ?

- En fait, c’est une histoire de performance, et vu que chez nous, c’est pas trop mal, on nous a attribué un 4 sur 5 et donc … une fromagerie et son hâloir !

- Meuh !!! » (traduction : Youpi !!!)

- Et oui, c’est ça le Niveau 4.

- Et le 5 sur 5, alors ?

- Ben, c’est la transhumance, les gens l’ont longtemps attendue pour rouspéter maintenant.

- C’est pour quand le 6 sur 6  me pousse Tamise avec ironie…

- Chut ! Sinon Mamie va se pointer (devrais-je plutôt dire  te pointer ?) avec son calibre 44 ! Bon ! On papote, on papote, mais ça ne se fait pas tout seul, un fromage.  

- Quoi comme fromage ?

- Des comtés, mais tu poses beaucoup de questions ma fille, on dirait une enfant.

- C’est normal, je suis encore une génisse (Ah oui, le changement de niveau, mais évitons d’approfondir le sujet) Entrons.

- Mazette, c’est un palace, ici !

- Allez, les machines sont OK, le lait est là, y a toujours une fuite dans le tuyau au fond à droite. Tamise, pose donc ton gros mufle rose et humide sur ce bouton orangé, là. Sur ce, on va faire un petit tour dehors. En effet, nouvelle technologie et performance ne rimant pas toujours avec qualité acoustique, ce machin fait un bruit monstre ! D’ailleurs, je dois y aller, le téléphone sonne : Driiiiiiiiiing ! Driiiiiiiiiing ! (Excuse moi du flood, Mamie, mais c’est pour l’histoire) Allo ? Allo ? C’est curieux, il n’y a personne et ça sonne toujours…

- Mais non  me souffle ma fifille.  Ca vient de ta performante nouvelle technologie  rumine-t-elle (façon de parler).

- Gloups ! Alors, ça veut dire que…  Et oui. Zut de zut : deux fromages en moins, il n’en reste plus qu’un seul pour aujourd’hui.  Mais ce n’est pas grave, après une séance de Thalasso et massages (Tamise, arrête ça tout de suite !) Je reprends : après une séance d’affinage et de vieillissement, nous en tirerons tous les bénéfices. La vie vachelandaise a vraiment du bon ! Snif, snif, Tamise, c’est toi qui pue des sabots comme ça ?

Meuh non, c’est ton comté ! Et on ne va pas en faire tout un fromage !

 

Bon et bien pour ce devoir de rentrée, je vais encourager mon petit journaliste préféré en lui attribuant un 9,5 sur 10. En tout cas, toutes ces histoires de fromage m’ont creusée moi !! Je vais chercher une belle miche de pain, deux verres de rouge chez Julot et on va goûter tes premiers fromages mon cher Dalamne.

 

Bon appétit, gros bisous et gros câlins.

 

Brijounette

 



Le 13/04/2011 à 08:09:57
Journaliste en herbe @ par redac
Le courrier du coeur

Scrich, scrich, scrich… Hein ? Ah oui bonjour ! Où avais-je la tête ? Je  suis en train d’ouvrir mon courrier  (bien trop rare si vous voulez mon avis et là, je vous lance un regard lourd de reproches…)

Bon, voyons voir : une  pub pour les céréales quand t’as la dalle, une proposition plus que douteuse d’un agent d’assurance qui se propose d’assurer mes tracteurs et bâtiments pour la somme de 500 pictoches par jour, la facture du véto (bonjour la douloureuse !) et une lettre parfumée. Tiens… Un admirateur secret ? Non, ce serait trop beau ! Ah mais je reconnais son écriture ! Il s’agit de Jobouile1. Que lui arrive-t-il cette fois-ci ?

 

Nous sommes le jeudi 31 mars 2011 et ça y est : je suis passé au niveau 4 !

 

La rupture entre Meumy (ma vache Normande) et mes veaux a été difficile, mais la curiosité m’a gagné. J’ai donc cliqué sur « passer au niveau 4 » très rapidement. Meumy et mes veaux sont vendus, je ne les reverrai plus, sniff.

 

Le moment crucial est arrivé… le choix de la vache !

 

Depuis le niveau 1, j’ai toujours pris des vaches laitières, mais là, les vaches proposées étaient des vaches à viande. Malgré cela, mon choix a été difficile. J’hésitais énormément entre la Charolaise et la Blonde d’Aquitaine. La vache Parthenaise ne me plaisait pas, la Blanc Bleue Belge non plus et la Limousine n’est pas géniale. (je préfère quand même les voitures de sport mais bon chacun ses goûts…) Revenons à mon hésitation entre la Charolaise et la Blonde d’Aquitaine. Après un très long moment d’incertitude, j’ai choisi la Charolaise.

 

Après lui avoir donné à manger et lu les règles, j’ai regardé ma magnifique fromagerie… sans aucune pièce… C’est pour cela que j’ai enfilé ma veste grise et je suis allé au marché, j’ai même croisé Julot le barman sur le chemin. J’ai donc acheté toutes les pièces nécessaires pour le bon fonctionnement de ma fromagerie. Cela m’a coûté cher : plus de 1.000 pictoches ! Enfin bref, j’ai acheté par la suite tout le lait possible.

 

De retour dans ma ferme, j’admirais ma magnifique fromagerie, cette fois-ci avec toutes les pièces. Mais … que se passe t-il… une lueur aveuglante surgit ! Je me suis approché, cette lueur venait d’un superbe bouton orange, gravé « GO » en blanc. En appuyant dessus, tout s’est mis à bouger, le lait allait faire son parcours.

 

Après un grand moment d’admiration, le hâloir contenait six merveilleux comtés très frais. Une larme m’est venue à l’œil, ces fromages étaient tellement beaux, c’étaient mes six premiers fromages !

 

Le niveau 4 est un grand moment d’émotion ! Je conseille à tous les éleveurs de ne pas lâcher prise car ce que je dis est vrai.

 

Bonne journée à tous ! Jobouile1

 

Comme disait la mère Denis : c’est ben vrai ça ! Moi aussi, j’ai été emballée (comme les camemberts) quand j’ai commencé la fabrication.

Quand même, Jobouile, un petit conseil d’amie : retiens bien le proverbe suivant…

 

Dans ton hâloir,  tous les jours tu iras

Sinon le voisinage râlera !

 

Gros bisous et gros câlins.

Brijounette

 



Le 02/03/2011 à 08:48:22
Journaliste en herbe @ par redac
Le salon de Dalamne

Hello ! Non, vous ne rêvez pas : Dalamne fait son grand retour parmi nous et il a aussitôt pensé à moi en m’envoyant une histoire qui, je le pense, vous plaira autant qu’à moi ! Mais chuuut, je me tais pour vous laisser lire en paix.

 

Bonjour ! Une fois n’est pas coutume, je laisse aujourd’hui ma tendre et fidèle Tamise nous faire le récit de sa dernière aventure, accompagnée de ses petits, devenus grands pour l’occasion…

Nous, les vaches de la ferme de Dalamne, à Vacheland, sommes les meilleures amies du monde depuis toujours. Nous broutons mufle à mufle, ruminons croupe à croupe et meuglons du même ton à chaque visite de Dalamne, notre fermier. C’est un gentil, Dalamne : toujours une bonne parole, une gourmandise ou une caresse pour chacune d’entre nous.

Un jour, il s’arrêta devant la barrière, se gratta le sourcil gauche puis l’oreille droite, souleva son béret  et haussa les épaules. On aurait dit que sa tête fumait comme une cocotte pleine d’eau bouillante :

- C’est décidé, annonça-t-il, je conduis Mouchette au Salon.

Nous avons relevé la tête d’un seul mouvement :

- Mouchette au salon ? Pourquoi pas Cornette, Frisette ou moi, Tamise ? Et puis, que faire au salon ?

Nous avons regardé la maison de Dalamne avec des yeux plus grands qu’au passage des trains. Pensez donc ! Nous n’avons pas le droit de grignoter une fleur de la bordure. De là à grimper au salon, il n’y a pas un fossé… C’est carrément une mare !

- Ma parole, s’étonna Cornette, une mouche a piqué Dalamne. Il est devenu fou !

- Une Mouchette alors, ricana Blanchette.

- Très drôle, dit celle-ci. Seriez-vous jalouses ?

- Pourquoi t’a-t-il choisie ?

- Je suis sa préférée, la reine de l’étable.

Mouchette se pavanait, balançant la tête puis la queue avec insolence.

-Tu n’es pas la plus belle ! cria Frisette.

- Regardez-vous, reprit Mouchette : Cornette a une corne de travers, Tamise des taches sur le pis, Blanchette, le poil terne, Mauviette est trop petite, Gambette, trop maigre et toi, ma pauvre Frisette, tu frises de partout ! Vous avez toutes des défauts !

- Toi, ton pis est trop gros !

- Mais moi, je donne plus de 50 litres de lait par jour. Qui d’entre vous en est capable ? C’est un record, Dalamne me l’a dit…

Nous lui avons tourné le dos. Dalamne avait réussi à semer la zizanie parmi nous.

 Un peu plus tard, Dalamne est venu chercher Mouchette. Elle nous a dit au revoir d’un ton ! Nous lui aurions bien mis un coup de pied. Oublier ainsi notre amitié !

Appuyées à la clôture, nous ne pensions même plus à manger et regardions Mouchette faire la chochotte dans la cour de la ferme. Dalamne l’a lavée, lustrée … Cela n’en finissait plus. À force, on en a eu assez de les observer. Nous sommes parties tout au bout du pré.

Dans la nuit, pfuitt ! Mouchette et Dalamne ont disparu de la cour. Ils devaient être montés au salon. Pourtant, il n’y avait ni bruit ni lumières dans la maison.

Pendant plusieurs jours, nous n’avons pas revu Mouchette, Dalamne non plus. C’est la vache-sitter qui est venue nous traire. Nous étions dans une colère noire contre Mouchette. Pendant que Dalamne la chouchoutait, la vache-sitter nous rudoyait, oubliait les friandises… un scandale !

Un soir, n’y tenant plus, nous avons défoncé la barrière, traversé la cour, escaladé le perron de la maison. Tout semblait fermé mais Cornette est parvenue à pousser la porte et nous sommes entrées au salon.

Que c’était mignon : le joli tapis beige, le papier à fleurs (qu’on aurait bien croquées) et les photos de vaches (nous, bien sûr !) accrochées au mur mais pas de Mouchette, pas de Dalamne. Quelle histoire ! Peut-être Dalamne avait-il menti et transporté Mouchette à l’abattoir ?

 Blanchette se mit à pleurer :

- Nous ne la reverrons jamais. Dalamne l’a emmenée entre chien et loup, ce n’est pas clair !

- Elle nous a joué un tour de cochon, ajouta Mauviette,  mais je l’aimais bien.

- Elle nous a rendues chèvres, coupa Cornette.

- Une vraie langue de vipère, insista Gambette.

Frisette secoua la tête :

- Ne soyez pas têtues comme des mules, vous deux. Si Mouchette ne revient pas, vous la regretterez.

J’ai meuglé un grand coup :

- A rester ici, je vais avoir une fièvre de cheval !

Soudain, un camion a freiné à grand bruit dans la cour. Nous nous sommes précipitées vers la porte. Le salon était si petit, cela a donné une pyramide de vaches, un enchevêtrement de cornes, de queues, de dos, un tas de taches noires et blanches.

Du camion est descendu Dalamne. Il a regardé vers le pré, vu la barrière à terre. Lentement, il s’est tourné vers la maison. Son cri est monté dans le crépuscule aussi haut que ses bras :

- Des vaches dans mon salon ? Ouste ! Dehors ! Il a fallu beaucoup de temps pour qu’il nous dégage, en tirant, poussant, tirant et poussant encore !

- Ouf ! Elles sont toutes sorties.

Le cri suivant nous a effrayées. Dalamne s’arrachait les cheveux en contemplant le salon dévasté : traces de sabots, coups de cornes, filets de bave et le joli tapis beige transformé en lit d’épinard !

- Ah la la ! a t-il soupiré. Heureusement que j’ai Mouchette.

Nous avions fait des bêtises. Bon ! Mais il n’allait quand même pas recommencer à nous diviser ! Nous lui avons montré la croupe d’un même élan, solidaires contre lui.

Puis, Dalamne a descendu Mouchette sous nos yeux écarquillés : qu’elle était belle avec son large ruban bleu-blanc-rouge autour du poitrail !

 Mouchette avait de grands cernes sous les yeux. Nous l’avons entourée, cajolée. Émue, elle nous a demandé pardon de sa vilaine attitude puis n’est moquée de nous :

- Fofolles ! Vous vous êtes trompées de salon. Ce n’est pas dans celui de la maison qu’on peut obtenir le prix de la meilleure laitière de l’année, mais au Salon de l’Agriculture à Paris.

- Paris ! nous sommes-nous exclamées. Raconte !

- J’ai vu des vaches, de toutes les races, des moutons, cochons, chèvres, chevaux, ânes, lapins, poules, canards, chiens…

- Comme à la ferme alors. Pourquoi aller si loin ?

- Des lamas, des paons, et des autruches, des animaux d’ici et d’ailleurs. Et des gens, plein de gens, des gentils, des méchants…

- Tu dois être drôlement fière de ton 1er Prix.

- L’année prochaine, les filles, je vous laisserai mon tour, a dit Mouchette d’un air las.

- Pourquoi ?

- Je n’ai pas vu un brin d’herbe !

- Quelle horreur !

La ferme de Dalamne, à Vacheland a retrouvé la paix des vaches. Mouchette retient son lait pour ne pas repartir au Salon. Elle parle sans cesse de ce qu’elle a vu et entendu.

 

Moi, Tamise, je rêve en ruminant. Bientôt, je serai à mon tour la meilleure laitière de notre province. Je n’espère pas la gloire ni raconter autant d’histoires que Mouchette. Je voudrais seulement montrer aux enfants de la ville que le lait des vaches provient de nos pis roses comme des bonbons, Même s’ils ont quelques taches. C’est tellement important le lait !

 

Alors ? Je vous l’avais dit : Dalamne nous a fait un retour en beauté !! Nounouille en a pâli de jalousie, c’est vous dire… A bientôt.

 

Brijounette

 



Le 16/02/2011 à 08:50:37
Journaliste en herbe @ par redac
Le courrier du coeur (suite)

Bonjour !! Est-ce l’influence de la Saint Valentin ? J’ai reçu une charmante lettre et fort attendrissante. Moi, je vous le dis : l’amour est dans le pré !!

Alors qui m’écrit  cette fois-ci ? Ah ben tiens, c’est encore Jobouile1… Ecoutons un peu ensemble ses nouvelles confidences.

 

Avant, j’aimais bien les chiens mais, depuis un an et demi, j’aime les chiens et les vaches !

Je n’aurai pas cru que cela soit aussi affectueux.

Chaque race de vache a sa couleur et sa personnalité pour plaire et séduire. Des vaches laitières, des vaches à viandes, on a largement le choix.

Pas la peine d’avoir un terrain pour élever des vaches : Vacheland, c’est encore mieux !

En seulement neuf lettres, Vacheland bouleversera votre cœur.

Meumeu (ma vache) et moi, dès que nous nous sommes vus, nous avons su qu’on allait passer de très bons moments ensemble. Et c’est le cas ! Nous formons un très bon duo : chacun a besoin de l’autre. C’est pour cela que lorsque je pars au collège, on se manque terriblement. Le soir, j’allume vite mon ordinateur pour la nourrir et passer un bon moment avec elle. Elle me donne du lait et moi je lui donne du blé tout frais qui vient de mon champ. Bref, on ne peut rêver mieux.

 

Personne ne viendra troubler notre amitié et je dirai même « amour ». S’il y avait une rubrique Eglise dans Vacheland, Meumy et moi nous nous y serions déjà précipités. Pour faire quoi ? Pour nous MARIER !!

 

Bon… où ai-je encore rangé ces satanés mouchoirs ? J’ai une poussière dans l’œil. Nounouille, cesse immédiatement de rire bêtement. D’ailleurs, je te fais remarquer que tu as toi-même les naseaux on ne peut plus humides !

 

Allez, mes amis lecteurs, vous aussi, lâchez-vous ! Ecrivez-moi pour me faire part de vos sentiments.

 

Gros bisous et gros câlins

 

Brijounette

 



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